Colette GRANDGÉRARD est fascinée par le rapport au corps et à l’animal. Elle nous parle du corps, énigme de chair, catalyseur de l’étrangeté, tout à la fois sanctuaire et terrain d’expérimentations ludiques et inquiétantes. Le poulet, doté d’un long cou (élément masculin) et de pattes crochues aux ongles rouges (ongles de « cocotte ») lui permet d’explorer sa relation avec les deux sexes. Tantôt malmené, tantôt caressé, l’animal que l’on mange (poulet ou poisson) devient en réalité un partenaire au quotidien. Mais quelle est donc son identité aux yeux de l’artiste ? Quel rôle joue-t’il dans sa vie et son art? C’est ce à quoi nous invite à réfléchir Colette Grandgérard dans la contemplation heurtée de ces grands formats saisissants aux couleurs vives, outrées dont l’incroyable énergie jaillit au dehors, à la rencontre du spectateur.