Dominique jancel

Le monde à vif

Dominique Jancel peint les plaies vives de l’humanité.
« Etre artiste, c’est témoigner », écrit-elle.
 « L’urgence me pousse à peindre la violence immédiate du monde et de l’homme. L’expression doit servir l’intention sinon la peinture ne serait qu’un élément décoratif et non un art ». Dominique Jancel porte un regard d’amour indigné, de tendresse révoltée sur les déchirements du monde et des êtres. Ses couleurs, ses embrasements, ses colères stigmatisent la violence des hommes et leur goût de la cruauté.
Dominique Jancel s’inscrit dans une longue dynastie d’hérétiques : la turbulente famille des expressionnistes et prolonge leur quête de vérité : Georges Rouault, Otto Dix, Chaïm Soutine, James Ensor, Willem de Kooning, Francis Bacon, Paul Rebeyrolle.
Nourrie de la poésie d’Antonin Artaud, de Jean Genet, des vers de Lautréamont, elle peint la souffrance à vif.
Au-delà des plaies vives de l’humanité, Dominique Jancel peint le désir et les corps dans leur séduction insoupçonnée, grisante, les nudités dans leur érotisme immanent. Ses personnages charnels, saisis dans des poses candides ou provocantes sont emportés dans un « Bal des Maudits » où chacun consent à tenir son rôle.