"Nous sommes faits de la même étoffe que les songes et notre petite vie est entourée de sommeil" William Shakespeare.
"Il est 10h00, je déambule entre la salle de bain et la cuisine, des milliers d’émotions me traversent. Souvenirs, nostalgie, désirs…Tout à coup mes yeux s’arrêtent. L’ombre portée d’une cheminée vient croiser la fenêtre de l’immeuble d’en face – en fermant un peu les yeux – j’y vois un voyage dans l’Espagne d’après-guerre. Une mélancolie inconnue m’envahit. Il y a des poires sur l’évier et un bouquet de pivoines fanées…exposées à la lumière du jour, ces images viennent me parler d’un voyage que je n’ai jamais fait." Sabrina Biancuzzi
L’instant P : Êtres diaphanes
Il n’y a pas d’instant… C’est tout et tout le temps C’est l’appel de l’image Inévitablement
Capture de rêves
Rêve, enfant, rêve Adulte souviens-toi Accueille ce monde comme une offrande Amène, à la lumière des jours, ces souvenirs et garde-toi bien de les dérober Libère enfin le secret, l’unique, le tellement personnel Et régale-toi de tes pensées les plus étranges…
Lomographies noir et blanc tirées sur barytés : des images qui intriguent, parfois légères…parfois inquiétantes…
Prix/distinctions
Décembre 2009 : Lauréate du concours « Mon tour du Monde en sténopé », Artazart Décembre 2008- février 2009 : Prix CaféFoto Paris, exposition Centre Iris, Paris Juin 2008 : Foire internationale de la photo de Bièvres : Prix du Président de la République Février 2003 : « Rencontres » Prix de la découverte, Centre d’Arts du Rouge Cloître, Bruxelles
Biographie
Spécialisée en photographie argentique et en procédés anciens, Sabrina Biancuzzi est à la fois photographe et graveur. Jeune femme passionnée, elle aime le travail de laboratoire et le grain des pellicules argentiques. Loin des retouches numériques, elle laisse entrevoir, à travers ses images, ses voyages personnels entre rêves et réalité, explorant le temps et les souvenirs. Elle cherche à rendre visible l’invisible, à rendre tangible le monde qui l’habite par cette mise en deux dimensions.
Sabrina a quinze ans lorsque son grand-père, qui vient de faire l’acquisition d’un reflex argentique, lui demande de l’aider à le manipuler. Elle qui ne s’est encore jamais intéressée à la photographie, lit le mode d’emploi et fait une pellicule en une après-midi Un déclic se produit en elle. La semaine suivante, elle fait son premier prêt à la consommation pour s’acheter son propre reflex. Désormais la photographie ne l’a quittera plus. Après quelques bobines en couleur, elle passe très rapidement au noir et blanc. Attirée par l’aspect technique de la photographie, elle développe ses photos elle-même, dans la cave de ses parents transformée pour l’occasion en véritable chambre noire. Ses études la conduiront à travailler durant quelques années dans la publicité. Mais sa passion ne tarde pas à reprendre le dessus. Déterminée à devenir photographe, elle suit des cours du soir dans différentes écoles d’art avant de sortir diplômée en photographie et en gravure de l’Ecole des Beaux-Arts de Versailles. Entretemps, elle met un point final à son travail dans la publicité et choisit le professorat pour transmettre sa passion. Transmettre, voilà l’un des maître-mot de l’artiste.
Sabrina Biancuzzi aime mélanger les techniques, jouerdes caractéristiques de chaque médium qu’elle emploie. Son travail photographique s’organise sous forme de thématiques sur lesquelles elle peut travailler six mois comme deux ans. Pendant ce temps, son sujet la hante. Au-delà de la nécessité que l’image naisse, vient la recherche de matière, essentielle pour exprimer ses thèmes de prédilection : la disparition, l’inconscient, la mort, les blessures psychiques. Le support est fondamental tout comme la technique. Elle utilise ainsi divers procédés argentiques, certains anciens, qui répondent chaque fois à sa recherche de matière et d’émotion plastique : tirages barytés traditionnels avec ou sens virages, émulsion liquide, intégration de dessin, gravure, peinture, création d’internégatifs, explosion du grain, surimpression, tirages Lith, cyanotypes, tirages au palladium et ziatypie… Pour Sabrina, l’image est un tout. Perfectionniste, elle accorde ainsi autant d’importance au tirage d’une photographie qu’à sa prise de vue et met parfois longtemps avant de déterminer de quelle manière une série va être tirée.
Elle travaille actuellement sur un projet personnel baptisé « Entre deux ». Dans cette série prise au sténopé sur les rives de la mer du Nord, elle se livre à un exercice de style intime dans lequel elle travail ses images de manière intemporelle. Un effet accentué par l’utilisation du format 4X5 inches qui rend impossible la datation des prises de vues qui pourraient avoir été prises dans les années 70 comme aujourd’hui. Sabrina, qui a rejoint la galerie VOZ’Image en 2009, enseigne en parallèle la photographie et anime des ateliers d’Arts Plastiques et de Gravureavec des personnes déficientes.
Expositions
Nov-Dec 2010 : « Etres diaphanes » et « Capture de rêves » - Mois de la PHOTO-OFF à la Galerie Claire Corcia, Paris.
Sept-nov. 2009 : Exposition Atelier PH7 & 170 ans de photographie – VUB – Bruxelles
Juin 2009 : Nuit de la photographie contemporaine, Foire St Germain, Paris
Mai 2009 : « Dans toutes mes peaux » - Double exposition collective, Belleville.
Mars-Avril 2009 : « Le passé au Présent », exposition collective, Paris Ateliers.
Novembre 2008 : Photocollection.
Novembre 2008 : « Impression onirique », Gravures, Salon des Beaux-Arts de Garches
Novembre 2008 : « Capture de Rêves » Galerie Daguerre, Paris
Octobre-Novembre 2008 : « Polaroïd » - Galerie Chambre avec vues, Paris
Octobre 2008 : « Eurobrom » - Exposition sur les procédés anciens, Bruxelles.
Mars 2008 : « Impression onirique », Gravures, Biennale de Gravure du Val d’Oise
Mai 2007 : « Derniers Songes », Galerie Chambre avec vues, Paris
Avril 2007 : « Etats de corps », La galerie, Beaux-Arts de Versailles.
Juin 2004 : « Territoire d’une enfance oubliée », exposition et réalisation d’un livre d’artiste. Ateliers de la rue Voot, Bruxelles