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OEUVRES

BIOGRAPHIE
VIDEOS

" Baston de mando I ", 2016,
technique mixte sur papier marouflé
sur toile, 130 x 148 cm

" Baston de mando II ", 2016,
technique mixte sur papier marouflé
sur toile, 130 x 148 cm


" Baston de mando III ", 2016,
technique mixte sur papier marouflé
sur toile, 130 x 144 cm

" Les architectes de la parole I ", 2016,
technique mixte sur papier marouflé
sur toile, 198 x 115 cm

" Les architectes de la parole II ", 2016,
technique mixte sur papier marouflé
sur toile, 198 x 115 cm

" Fleurs nocturnes ", 2015, 100x120 cm

« Mon œuvre se nourrit de faits sociaux, c’est un jeu constant avec ce qui arrive, une interaction qui déplace et retourne les choses avec la seule intention de tenter de s’en approcher à partir d’un point où je puisse, dans la mesure du possible, les comprendre ».

Né en 1979, Sergio Moscona vit et travaille à Buenos Aires, Argentine.

« A 34 ans, ce prodige argentin apparait comme une des figures montantes de l’art contemporain mondial. Nourri au génie de Picasso, il tisse une épopée humaine, brutale et raffinée, tragicomique et monumentale » tiré de l’article Inhumaine comédie écrit par Marion KLING dans Artension n° 120, 2013.

« Les femmes de la place de Mai, photos d’enfants brandies comme des armes, les défilés
de militaires en grand uniforme, les violences dans les rues, sont autant d’images de la dictature en Argentine (1976-1983), que Sergio Moscona n’a eu de cesse de montrer dans sa peinture.
Né en 1979, Moscona vit à Buenos Aires. Issu de la classe moyenne (sa mère est psychanalyste et son père, médecin), il dit n’avoir pas souffert directement du régime politique de son pays. Son travail semble cependant marqué par ces années et le contexte social et politique demeure toujours présent dans ses toiles. Son oeuvre s’inscrit ainsi dans une tradition narrative dans laquelle on peut voir l’héritage d’une lignée d’artistes argentins, politiquement engagés, tels Antonio Segui (né en 1934), ou Antonio Berni (1905-1981). Les peintres de la « Otra Figuracion » des années 1960, qui se distinguent par le traitement très libre de la figure humaine, l’influenceront aussi durablement. Le motif de Sergio Moscona, c’est l’homme, qu’il représente surtout en groupe, mêlé à des foules et à des processions.

Cependant, là où les masses, telles que le totalitarisme les a forgées, abolissent l’individu, la foule, telle que Moscona la montre, non seulement n’attente pas à l’individu mais le préserve, le rehausse au-dessus de sa condition d’homme seul. A l’évidence, ces corps étroitement mêlés dans des étreintes violentes ou fraternelles reflètent chez l’artiste l’obsession de l’improbable réconciliation entre les êtres. Les formes compressées et sans arrière-plan qui débordent presque de la surface, expriment cette hantise. C’est dans les rues grouillant de monde et dans les bus de Buenos Aires que Moscona glane ses images. Pour en restituer les sons, le mouvement, les parfums, il les superpose sur la toile ou le papier, en couches transparentes et leur fait subir des décalages. Par le biais de différents plans juxtaposés ou enchevêtrés, il laisse apparaître les personnages les uns à travers les autres, faisant surgir des espaces temps inattendus (un peu comme les repentirs, ces images incertaines, peintes sur les toiles anciennes que l’on découvre à la faveur d’une radiographie). L’ensemble est riche de la multiplication des solutions plastiques proposées et surprend par sa diversité. A seulement 36 ans, Moscona a déjà réalisé des dizaines de séries, déclinées sur toutes sortes de supports, certaines comme l’« Interprétation libre de Guernica » de Picasso ayant donné lieu à d’innombrables peintures et dessins à l’encre de Chine, au crayon et à l’acrylique.

Car l’exemple proche c’est évidemment Picasso, dont la référence est plus qu’assumée. Extrêmement maîtrisées, ses séries de dessins à l’encre de Chine semblent obtenues d’un seul trait, comme se plaisait à le faire le maître espagnol. Les lignes peuvent se montrer précises, fourmillantes de griffures et de détails ou réduites à l’essentiel et à la limite de l’abstraction (« Hommage à Guernica », 2006). Mais la virtuosité du dessin de Moscona puise aussi sa source dans l’observation de l’œuvre de Lajos Szalay, artiste hongrois installé en Argentine dans les années 1950. Moscona étudie de manière approfondie son dessin et son admiration s’exprime à travers sa propre production, à la filiation revendiquée.
La prédominance du trait se retrouve dans les oeuvres peintes. Cloisonnées à l’intérieur de lignes fines tracées au crayon, les teintes subtiles de l’acrylique traitée comme de l’aquarelle ; rose, orangé, mauve ou vert tendre, adoucissent la puissance expressive du dessin, tandis que dans d’autres toiles, l’acrylique est utilisé en aplats de couleurs franches, serties d’épais contours qui évoquent la composition des vitraux.

Il en résulte une oeuvre que l’on peut qualifier de « figurale »1 et d’expressionniste, le type de personnages de Sergio Moscona, constituant un des aspects les plus caractéristiques de son travail. Hommes, femmes, enfants peuvent paraître grotesques : les têtes semblent trop volumineuses pour les corps, les nez tordus, les regards chassieux. Tantôt les visages expriment la béatitude, tantôt ils ressemblent à des masques mortuaires. Ces « gueules » balafrées de grands à-coups qui rappellent les sociétés primitives, ces bouches ouvertes sur l’os des dents, à la manière de Bacon, ce sont à la fois des types et des individus, non dénués d’un certain prestige.

Mais il y a aussi quelque chose de religieux dans l’oeuvre de Moscona. Tant du point de vue de la tradition formelle - les séries « Problèmes primaires sans pitié » (2009), par exemple, ne sont pas sans parenté avec des crucifixions et des descentes de croix – que du contenu. A cet égard, « Les fleurs brisées », sa dernière et nouvelle série présentée ici, semble évoquer la douleur d’hommes dans l’attente d’une absolution qui leur est refusée. Les animaux domestiques souvent présents chez Moscona, passent au second plan. La fleur que tendent les personnages est le fil conducteur de la série. Ces fleurs sont fanées, brisées, à l’image des rêves que poursuivent les hommes. Mais ne traduisent-elles pas aussi leur espoir d’être pardonnés ? Et les images de Moscona ne demandent-elles pas réparation pour des crimes qui ont laissé des traces indélébiles ? En reprenant à son compte des techniques et des questions fondamentales qui ont traversé l’histoire de l’Art, Sergio Moscona montre une oeuvre débordante d’humanité, tournée vers les autres. Si certains artistes ont abandonné la peinture, Moscona, lui, peint plus que jamais. Avec frénésie. Avec une joie animale.

Marie-Josée LINOU
Conservatrice en chef du patrimoine
Directrice des musées de Riom communauté
(Extrait du texte consacré à S. Moscona -
Catalogue-Musée Mandet – Exposition personnelle de novembre 2015 à mars 2016)

« Il n’est pas besoin de faire preuve de beaucoup de sagacité pour dire que les tableaux de Moscona sont toujours habités. Mais qu’est-ce qui occupe ces espaces ? Qui vit sur ces terres ? Voilà qui est moins évident. Pour ma part, je suggère : pas tout à fait des hommes, pas tout à fait des bêtes, pas tout à fait des choses ; ni un, ni plusieurs ; plutôt un enchevêtrement de lignes (de forces) assumant les diverses configurations d’où surgissent ses figures. Ainsi, chaque personnage est un peu homme, un peu bête, un peu chose ; à la fois un et plusieurs. Masque passager, pli instable et momentané, improbable et confus d’une multiplicité de traits en tension. Jamais de point de départ sans équivoque, jamais une identité cartésienne, claire et distincte. Jamais un individu cuirassé dans ses certitudes.
Ainsi ses œuvres inquiètent. En elles s’accomplit de façon portègne (1), la prophétie nietzschéenne : avec Dieu, c’est l’Homme qui meurt. Sergio Moscona dépeint les monstres que nous sommes : nœuds opaques d’instincts, pulsions, représentations et organes, pensées perverses et affects misérables. Je vois dans la figure du monstre l’un des fils conducteurs qui relie ses différents travaux.
Et pourtant dans ses œuvres l’humain n’en finit pas de dépérir. Comment résiste-t-il à son imminente dissolution ? Non plus comme raison pure fièrement auto-revendiquée, mais en tant que caresse. Les bas-fonds sinistres et confus reflètent ça et là une certaine tendresse. Dans leur dérive, ces êtres se soutiennent mutuellement. Ils « sont à plusieurs ». Et cela, non pas malgré leur monstruosité, mais précisément en vertu de cette insuffisance, de cette difformité, de cette porosité, de cette instabilité propre aux monstres qu’ils sont ».                
 Manuel MAUER 

La Tour abolie d’un météore

« Avec ce sens du tragique qui a si souvent illuminé l’âme hispanique, et notamment celle du Siècle d’or – du roman picaresque avec le Lazarillo de Tormes ou de La vie est un songe de Calderón de la Barca –, Sergio Moscona surgit dans le monde de l’art d’aujourd’hui en flamboyant météore qui n’a pas fini de jeter ses lueurs, fussent-elles parfois crépusculaires, ironiques ou sardoniques. La trentaine, le jeune peintre argentin pourrait, à l’image de Sigismond, le héros du dramaturge, déclarer : « La vie, c’est ce songe que je fais à présent. » L’homme, on ne peut en douter, le fascine ; cet infiniment petit plongé au sein de l’infinitude, Moscona n’en finit pas, au prix d’une insolente authenticité, sans complaisance, se refusant au jeu de la séduction, de frayer un chemin dans la multitude et le fracas, le dépouillement et les mutilations – corps et âmes –, d’aborder des êtres imbriqués qui s’étreignent, se disputent un espace où ils semblent inexorablement confinés ; des hommes saisis dans leur désolante incomplétude, aux visages graves, comme griffés, sillonnés de traits, de sillons de vies superposées, strates d’un passé révolu dont on ne peut guère espérer la moindre grâce. Dans une série d’encres acryliques sur papier intitulée Les architectes de la parole, une singulière élévation de corps enlacés, la Babel hautement symbolique ne dit rien qui vaille, sinon l’aventure dérisoire d’une humanité en quête de la parole perdue, d’un amour irrémédiablement éperdu ; Babel aurait-elle fini de hanter les hommes ? Selon l’astrophysicien Stephen Hawking : « Il n’est pasnécessaire d’invoquer Dieu… L’Univers peut, et s’est créé lui-même à partir de rien. La création spontanée est la
raison pour laquelle il y a quelque chose plutôt que rien, la raison pour laquelle l’Univers existe et nous existons. »

Florent FOUNÈS
(Extrait d’un texte écrit à l’occasion
d’une exposition consacrée à S. Moscona,
à la Galerie Corcia, en 2011)

PARCOURS 1989    À dix ans, il découvre le dessin et la peinture dans l’atelier de Silvia Kanonich qu’il fréquente jusqu’en 1995.
1995    Il étudie le dessin dans l’atelier de Beatriz Negrotto.
1997    Il découvre l’aquarelle avec Guillermo Roux pendant un an et suit parallèlement les cours de philosophie de Santiago Kovadloff  jusqu’en 2000.
1998    Il travaille avec Jorge Ludueña dans son atelier de Buenos Aires jusqu’à son décès en 1999.
            Il entre à l’École Nationale des Beaux-Arts de Buenos Aires où il obtient une double licence en peinture (2002) et gravure (2004).
2001    Il fonde avec l’artiste équatorienne Isabel Espinoza le collectif artistique EL KIEBRE qui assure la promotion d’échanges culturels entre le             Paraguay, l’Argentine et l’Équateur.
2003    Commissaire général de l’exposition « Manifestacion sobre el malestar latinoamericano » dans le Centre Culturel Metropolitain de Quito (Equateur) pour              le 25ème anniversaire de la ville en tant que premier patrimoine culturel de l’humanité (U.N.E.S.C.O).
2005    Il étudie deux ans la lithographie dans l’atelier de Rafael Gil. Premier voyage d’étude en Europe.
2007    Au sein du collectif EL KIEBRE il organise en Équateur la première Biennale d’arts sur supports non conventionnels.
2010    Invité d’honneur de la Triennale mondiale de l’estampe et de la gravure Originale à Chamalières, France.
2012    Commissaire général de l’exposition « Lajos Szalay, la linea maestra » au musée des Arts Plastiques Eduardo Sivori de Buenos Aires, Argentine.
 EXPOSITIONS 2016    Galerie Claire Corcia, Paris, France. 
2015    Musée Mandet, Riom, France (novembre 2015-mars 2016).
            Galerie Lazarew, Bruxelles, Belgique. 
            Galerie Claire Corcia, Paris, France 
            SZALAY / MOSCONA Centro Cultural Széphárom Közösségi Tér, Budapest, Hungría
2014     Arteblogarte, Buenos Aires, Argentina 
             Galerie Claire Corcia, Paris, France.
             Galería de la Embajada Argentina de Paris.
2013     Galerie Claire Corcia, Paris, France.
             Galerie Georges Franck et Jean-Marie Le Fell, Paris, France.
             Grand Palais, Galerie Jean-Marie Le Fell, Paris, France.
             Galerie Lazarew, Bruxelles, Belgique.
             Museo de artes plasticas Eduardo Sivori, Buenos Aires, Argentina
2012     Galerie Schortgen Artworks, Luxembourg.
             Galerie Modulab, Metz, France.
2011     Galerie Claire Corcia, Paris, France.
             Espace Rachi, Paris, France.
             Galeria Carla Rey, Buenos Aires, Argentina.
2010     Château de Courcelles, Montigny-lès-Metz, France.
2009     Galerie Mailletz, Paris, France.
             Centro Cultural Recoleta, Buenos Aires, Argentina.
2008     Galeria Hoy en el Arte, Pinamar, Argentina.
             Galerie Mailletz, Paris, France.
             Puls’Art, Le Mans, France.
             Gallery Kunstladen 101, Hamburg, Deuchland,
             Centre culturel Valery-Larbaud, Vichy, France. 
2007     Puls’Art, Le Mans, France.
             FLACSO, Quito, Ecuador.
             Galerie Ismery’s, Paris, France.
2006     Centro Cultural de la Cooperacion, Buenos Aires, Argentina.
             Galeria Encuentro, Buenos Aires, Argentina.
             Galerie Ismery’s, Paris, France.
2005     Espacio A.M.I.A., Buenos Aires, Argentina.
             Galeria Federico Thowpya, Buenos Aires, Argentina.
             Galeria Consorcio de Arte, Buenos Aires, Argentina.
2004     Palaise de Glace, Buenos Aires, Argentina.
2003     Centro Cultural Citibank, Asuncion, Paraguay.
             Galeria Gonzalez Guman, Quito, Ecuador.
2001     Galeria Hoy en el Arte, Buenos Aires, Argentina.
COLLECTIONS PUBLIQUES
ET PRIVEES
Musées en Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Mexique, Angleterre, France, Italie, Equateur et Etats-Unis.
VIDEOS Dans l'atelier de Sergio MOSCONA, Buenos Aires, septembre 2014
Sergio Moscona et Jean-Paul Reti, galerie Claire Corcia